L’intelligence artificielle ou l’Idiocratie ?

A cet égard, l’effondrement moral total de la société respectable sous le régime de Hitler peut nous enseigner qu’en de telles circonstances ceux-qui chérissent les valeurs et tiennent fermement aux normes et aux standards moraux peuvent changer en une nuit… et qu’il ne restera plus que la simple habitude de tenir fermement à quelque chose. Bien plus fiables sont ceux qui doutent et sont sceptiques, non parce que le scepticisme est bon ou le doute salutaire mais parce qu’ils servent à examiner les choses et à se former un avis. Les meilleurs de tous sont ceux qui savent seulement une chose : que quoi qu’il se passe, tant que nous vivrons, nous aurons à vivre avec nous-mêmes.

Hanna Arendt, Responsabilité personnelle et régime dictatorial , 1964.

La société poussée par la digitalisation est-elle le début d’un nouvel homme vivant d’une vie technologiquement augmentée de manière exponentielle par la loi de Moore, et, peut-être, sans la mort (?), ce qu’il est convenu d’appeler transhumanisme… ou nous dirigeons nous tout droit vers une ère nouvelle, celle de l’idiocratie ? Juste quelques réflexions sans prétention pour alimenter le débat.

L’intelligence artificielle ou/ et l’idiotie de masse ?

L’ère ouverte par les intelligences artificielles et les super calculateurs quantiques permettant d’analyser en une minute la quantité de données et d’idées que les moines discutent dans leur monastère depuis Charlemagne, les Juifs dans d’interminables discussions depuis trois millénaires, le Indiens depuis les Védas dans des Ashram de la vallée du Gange, (je vous épargnerai Lucy !) et les sciences contemporaines depuis quelques siècles seulement… va-t-elle aboutir à la suprématie d’un Etat (dixit Poutine) ? A la troisième guerre mondiale (dixit Elon Musq) ?… à un Nouvel Age de l’humanité ?

A l’heure des fakes news propagées par les réseaux sociaux, des vidéos débiles de masse à jet continu (une grand partie du « Big data » en fait) en guise de remplacement de la lobotomisante grand-messe télévisuelle de 20h, des petits groupes complotistes alimentés par d’encore plus complotistes qu’eux selon les bonnes vieilles règles de la segmentation prédictive de l’IA (« plus t’es con plus on te propose de connerie ») ou de la critériologie experte ; à l’heure où le secret espoir de la Valley est qu’un jeune type sans amis un peu fragile mais archi cool, j’ai parlé de Mark Zuckerberg, deviennent le prochain président des Etats Unis à la place d’un dingo proche du Klan… on est quand même en droit de se poser la question… Internet c’est bon pour la démocratie ? ou ça conduit à l’Idiocracy selon la triste parabole du film de Mike Judge.

Une société qui aurait délégué non seulement les données, mais aussi la connaissance (via le machine learning) c’est-à-dire la capacité de créer via des machines des concepts opératoires par reconceptualisations successives en s’appuyant sur des concepts antérieurs, cette fameuse aptitude symbolique qui distingue le petit de l’homme de celui du singe dans la capacité à forger des concepts et une intelligence collective capable de faire un jour voler un avion… ce que la nature mit des millénaires à fabriquer, selon la loi de réduction des erreurs et du débuggage par sélection naturelle des concepts inopérants pour le maintien et la reproduction de l’espèce… cette société humanoïde hybridée serait-elle viable ?

Car paradoxalement la prolongation de l’humanité dans les intelligences artificielles pourrait bien produire non pas une intelligence augmentée de masse (noosphère) mais seulement augmenter celle de quelques-uns, pendant qu’il est serait urgent d’occuper les autres « le plus bêtement possible pour mieux les manipuler » : télé réalité, foot, porno, spectacles de gladiateurs… c’est à dire en les réduisant à des « bêtes » justement.

La délégation d’intelligence personnelle et collective, qui reste jusque-là le propre de la seule espèce humaine, comme dit ma concierge : « C’est bon ou/et c’est pas bon ? », telle est la question, une peu binaire dans sa formulation je le concède.

Vers une société sans travail ? mais pour aller où ?

Elon Musk, le fondateur de SpaceX et Tesla considère que l’installation d’un revenu de base est « nécessaire », Mark Zucherberg défend la même idée, Bill Gates défend, lui, la « taxe robots ». Ce n’est pas parce que ces gens sont cools et démocrates comme on l’est forcément quand on est quand on n’a plus besoin de gagner sa vie (en fait c’est souvent l’inverse qui se passe !), ou qu’ils auraient entendu le discours de Mélenchon et du béni des bobos Benoît Hamon ! ou encore que cela ferait partie de leur publicité; ou bien, Dieu les en préserve ! qu’ils seraient de naïfs apprentis sorciers… Non, en réalité, ces gens-là, en conscience de cause, envisagent bien, sérieusement, les conséquences de leurs actes et du monde qu’ils (et que nous) sommes en train de créer.

Quand la société sera débarrassée de ses chauffeurs de taxi et autres « feignants » comme dit Macron, à cause de l’accélération inéluctable de la robotisation et des IA accélérées par l’ordinateur quantique ; quand des véhicules autonomes iront se garer tout seuls après avoir transporté de multiples passagers en covoiturage… quand les avocats regarderont des contrats s’écrire en prenant acte de 5 siècles de jurisprudence dans 70 pays toujours grâce à l’IA et au block Chain, alors que nous regarderons des films remixés de « Blanche neige et les sept nains » et de porn operas, écrits et jouées en machine learning en temps réel, tout en fumant des pétards et/ou en caressant des poupées artificielles répondant à nos émotions, quand nous serons addicts aux tours Eiffel en allumettes ou aux cocottes en papier…, il est possible qu’on commence à s’ennuyer assez fermement sur cette terre. On imagine assez facilement un monde d’idiot oisifs au revenu universel (un concept qui émergera quoi qu’il arrive) tous addicts de débilités pour ne pas s’ennuyer… pendant que les machines, elles, influencées par quelques dictateurs tellement cools, réfléchiront vraiment…

Nous nous dirigeons tout droit vers une société avec beaucoup moins de travail, ou plutôt avec un besoin de peu d’emplois hyper qualifiés et de poor jobs, les travaux moyens étant remplacé par la mécanisation et les intelligences artificielles comme l’annonce à juste titre le patron de Tesla, et donc avec un solde d’emplois négatif même si on n’arrive pas encore à qualifier précisément le nombre « d’inactifs ». Et dans un société qui a défini la personnes par rapport à sa valeur ajoutée aux entreprises et le lien social par le fait de passer la moitié de sa vie dans un emploi privé ou public, le fait que la société digitale aie besoin de beaucoup moins de personnes pour faire le même chiffre million de chiffre d’affaire -Amazon par rapport à la Fnac par exemple, cela ne peut pas ne pas poser un problème. L’uberization des chauffeurs de taxis est un premier pas; leur remplacement par des véhicules autonomes mue par des IA est déjà possible.

Par exemple, une société comme Fnac-Darty : 4, 061 milliard d’euros de chiffre d’affaire en 2016 pour 26 018 employés, réalise 156 088 € de chiffre d’affaire par employé. Alors qu’Amazon la même année : 135 milliards de dollars de chiffre d’affaire (113 milliard d’euros) en 2016 en réalise 331 178 euros par employé, soit plus de deux fois plus !

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La fin de la « Haute culture » ?

Après si vous désirez trouver l’air de la Reine de la Nuit de Mozart interprété par Christina Deuteukom (une des plus grandes interprétations !), ne demandez pas à Amazon mais foncez à la fnac Parly 2 comme le fait ma femme. Le mardi, Il y a là un disquaire exceptionnel qui tient le rayon musique classique qui connait tout cela et vous dénichera aussi l’interprétation des Sonates de Beethoven pour Piano par Stephen Kovacevich pour 17,99€ ! … introuvable sur Amazon ! demandez Didier ! Mais ce n’est évidement pas du commerce de masse. Et il est probable que des IA programmées pour vendre sur Amazon ou Amazon music Illimited qui débarque en France aujourd’hui vous proposent comme sur Amazon.com ce jour le coffret complet des 9 CD des 32 Sonates pour piano et Bagatelles pour 117, 24 € de Stephen Kovacevich (d’occasion!) et si vous l’avez cherché de manière ciblé le CD de Didier à la Fnac à 52,35€ d’occasion bien sûr. Mais en dehors de toute culture personnelle vous tomberez probablement sur les derniers couinements de Loana ou Céline Dion dans le meilleur des cas en croyant que c’est cela la musique occidentale. L’idiocratie est donc plus probable que l’Intelligence humaine matinée de sensibilité fragile imprévisible.

On me rétorquera à juste titre que la haute culture est un luxe qui n’a jamais été le fait de la masse mais d’une élite. Je répondrai que dans ce cas :

1/ On aura l’Intelligence artificielle et les algorithmes (et aussi la haute culture) pour quelques uns et l’idiocratie pour la masse;
2/ Que la force de la démocratie en Occident depuis les Etats Nations nés dans les cités italienne c’est justement la circulation entre la tête de la pyramide qui se souciait du peuple et la base que celui-ci constituait. (Relire Du spirituel dans l’art  du peintre Vladimir Kandinsky qui a théorisé cette circulation et l’aspect prophétique de l’artiste)

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3/ Que la foule a toujours été plus forte que les élites du fait de sa masse… Même à Rome, un évergète (riche) qui n’offrait pas des banquets gratuits et des jeux se faisait lyncher par la plèbe. (Relire Paul Veyne : Le Pain et le Cirque. Sociologie historique d’un pluralisme politique).

A la guerre comme à la guerre ?

L’annonce par Vladimir Poutine, du fait que la maîtrise de l’intelligence artificielle permet de dominer le monde n’est donc pas, elle non plus, un délire millénariste ou un calembour de fin de repas. Les travaux de mise au point d’armes autonomes, dites « robots tueurs » mues par des IA ne sont pas une vision complotiste mais une réalité ; tout comme la guerre accompagnée de drones silencieux qui se rendent en quelques minutes sur zone grâce à du renseignement électronique et du big data croisés à de l’intelligence artificielle. Des robots assistent déjà des ordres humains avec des conséquences létales, à 5000 kilomètres de distance alors qu’un pilote physique ne peut arriver en moins de 20 minutes (Accélération maximale 4 à 5 G, 7 pour les pilotes les plus robustes). Il est donc absolument vrai que jouer avec l’Intelligence artificielle et le l’ordinateur quantique revient à jouer avec une puissance bien supérieure à celle de l’atome. Au service du mal ou du bien ou des deux plus probablement. Et il est fort probable que des esprits bien intentionnés utiliseront la capacité de calcul du génome humain pour le guérir et d’autres pour des délires beaucoup moins avouables. Après tout qui aurait prévu que les premières cartes perforées de ce qui allait devenir la filiale allemande d’IBM, créées en 1933 pour une base statistique de recensement de la population conduiraient à optimiser le trajet de nos frères juifs vers les cheminées. Ce qui est plus inquiétant c’est surtout que les dirigeants occidentaux pétris de certitudes morales aient besoin d’un ancien du KGB pour les rappeler brutalement la radicalité des choix qui se posent à cette heure. On parle juste de guerre et donc de vies.

La société vue par les « élites de la Silicon Valley »

Jusque-là personne ne parlait « politique » dans le milieu de la tech, c’était has been… et puis Trump est arrivé. Une récente étude de Standford a montré ce que pensaient les inventeurs de l’ère Internet, les « élites de la technologie ». Ceux-ci sortent des profils classiques car ils ont à la fois très libéraux économiquement et à la fois très favorables aux politiques économiques qui redistribuent la richesse, des services sociaux pour les pauvres et une couverture santé universelle. Ils soutiennent le libre-échange et une économie ouverte mais aussi une politique migratoire ouverte (ce qui me semble impossible avec une redistribution liée à des Etats Nations sous la forme de l’Etat Providence tel que nous le connaissons). Ils sont comme les démocrates favorable à la législation sur les armes à feu, les droits des homosexuels. Ils ne croient pas à la bonne influence des syndicats et aux gouvernements… sauf réduits aux fonctions régaliennes de l’armée et de la Police… Ils sont riches mais sont pour des politiques sociales qui vont contre leurs propres intérêts.

La bonne nouvelle c’est que ces gens-là gagnent du poids politique au fur et à mesure que les politiques au service de leur égo ou d’un système désuet se discréditent chaque jour un peu plus.

On peut donc penser que ceux qui sont en train de créer les outils de demain seront aussi capables d’inventer les solutions politiques de la société à l’ère digitale. Et pourquoi pas ?

La guerre idéologique qui traverse actuellement la communauté du renseignement : faut-il exercer une surveillance de toutes les données publiques de masse, une « pêche au chalut » ou faut-il lui préférer la « pêche au harpon »?… qui part de critères experts et de renseignement humain (ex : parmi les membres de tous les commandos de l’EI qui ont commis un attentat en France se trouve un homme passé par la case prison) ? Ce dilemne est un faux problème. Le problème à l’heure du big data me semble moins le risque de surveillance généralisée débouchant sur un Etat totalitaire que les moyens à créer pour que les humains créent les institutions démocratiques qui contrôlent ce genre d’activité. Les approches humaines, critériologique et de deep learning se combinent…. Reste à savoir qui contrôle quoi et délégué par qui…

Oui le risque totalitaire existe. Et nous devons relire Hanna Arendt attentivement. Mais il a existé à chaque étape de l’humanité. Chacune a du choisir et c’est pour cela que nous sommes (encore) là. Pourquoi ne serions-nous pas capables d’inventer des outils politiques à la hauteur de nos intelligences artificielles ? La vie n’est jamais sans risque et rien absolument rien ne nous protégera d’avoir à prendre des décisions risquées dont par définition nous ne savons qu’une partie des conséquences.

Vers une société de la Connaissance

Ce qui se déroule sous nos yeux, comme la fin probable du travail tel qu’on l’envisage depuis moins d’un millénaire ne devrait pas nous étonner. 80% de l’énergie à Rome au début de notre ère était d’origine humaine (on naissait esclave ou homme libre). Le negocium , qui a donné le négoce ou commerce, était l’affaire des esclaves, par opposition à l’Otium la tache noble des hommes libres que nous taxerions de « fainéants ».

Au Moyen Age sous l’influence du Judaïsme et de ses valeurs : libération de l’esclavage d’Egypte célébrée chaque Chabbat où on ne travaille pas alors que l’esclave est libre, et à Pessah, puis tous les 7 ans selon la Bible…. des valeurs amplifiées et universalisées par le puissant relais chrétien qui a diffusé cette trame mentale dans tout l’Empire romain christianisé au moins jusqu’à la Renaissance, sont nées les valeurs qui forment notre trame mentale aujourd’hui, et qui sembleraient une pure absurdité à un fonctionnaire d’ordre équestre, sous Trajan par exemple, pétri de stoïcisme. Il est donc absolument normal que notre conception du travail et donc de nous mêmes et de notre vocation humaine mute à l’âge digital.

Le mot « travail » vient de Tripalium, ce trépied auquel on attachait les esclaves. Nous nous dirigeons donc vers des sociétés où le travail ne sera probablement plus ce qui établit le lien et la reconnaissance sociale mais qui est un phénomène assez récent au vu de l’ « histoire longue ».

Qu’est ce qui va remplacer le « travail » ?… une société de la connaissance. Nous y sommes condamnés. Ça n’a rien de nouveau. Les world companies et l’économie rationnelle capitaliste sont nées dans les monastères au XIIème siècle avec des gens dont le cœur de l’existence était l’étude de la Bible dans des scriptorium au sein d’une société égalitaire « communiste  » qui se moquaient bien de la richesse en elle-même. La société juive depuis 3 millénaires est fondée sur la connaissance et l’enseignement (« talmud » vient de « limoud », étudier en hébreu). Tout le mouvement scientifique depuis le Moyen Age et la Renaissance est fondé sur la connaissance et le partage gratuit du savoir. L’ordre des marchands est second par rapport à la société philanthropique des savants. Et la spiritualité qui semble à beaucoup un vestige du passé a toujours et sous tous les ciéux été la clé de voûte de tout cet édifice depuis que l’homme a commencé à signé son apparition c’est à dire à enterrer ses morts, soigner les vieillards et à protéger les plus faible, au nom même de la protestation contre la mort.

La connaissance et l’intelligence vont donc prendre le pas sur le travail, rendant l’homme à sa vocation ultime, créer pour rien. C’est déjà largement le cas avec l’économie digitale où la valeur vient des idées (Cf Bezos l’homme devenu le plus riche du monde… en 20 ans) et non de l’énergie, de la puissance mécanique ou des biens. L’humanité est arrivée au point ou la noosphère doit pouvoir contrôler les intelligences artificielles qui vont l’accompagner dans son développement. Ce qui suppose un colossal travail de conceptualisation et d’éthique pour sortir de ce que la Bible fustige comme une absence d’humanité : l’idolâtrie. Un manière de dire que l’homme est une fin et pas un moyen, le sujet de sa propre existence et non un objet de consommation, un obligé de son semblable condamné à la socialité et pas un ego tyrannique consommateur compulsif du bien public désirant de manière cannibale ses semblables.

Il reste à établir ce chemin dans le monde de technologies qui vient au risque de l’idiocratie, de l’islamisme viral en réseau et de la guerre, et bien sûr des populismes tellement rassurants. Au risque que ne se dégage pas d’idéal de recherche de la vérité, une croyance en un processus d’émergence de la vérité dont Habermas a montré qu’il était une la croyance préalable à toute discussion humaine.

Apocalyptique, utopie et Hibernatus !

Allons-nous vers le Transhumanisme et l’Idiocratie… à moins que ne triomphe l’islamiste comme deuxième terme de cette équation selon ce que dit, non sans provocation, Houellebecq ?

Les annonces d’un nouvel âge de l’humanité, du prophète Esaie à Jésus et au Titanic en passant par Joachim de Fiore, les khmer rouges ou le Califat islamique… ont pour la plupart fait faillite. Il ne s’agit bien sûr pas de poser là une équivalence théorique entre ces différentes croyances ou d’ignorer le potentiel d’espoir téléologique ou de destruction qui en a émergé. Il n’y a donc pas lieu d’être techno béat…

Les rêves de la Silicon Valley sont peut-être naïfs, mais d’Alexandre le Grand, qui a 30 ans avait réuni un Empire qui allait de la Grèce à l’Indus… au premier pas sur la lune, en passant par Christophe Colomb… l’humanité a souvent fait de grands bons en avant avec des rêves basés sur des idées fausses ou des imaginaires qu’un analyste rationnel qualifierait de délirants. Qui vit sans folie n’est probablement pas si sage qu’il le croit et si l’homme perd son rêve, ses espoirs d’amour et ses croyances il perd aussi ce qui le caractérise à son plus haut niveau d’humanité et sa vocation : l’espoir.

Nous entrons dans une zone dangereuse, celle des post vérités et des fake news qui malheureusement ne sont qu’une des formes de l’apocalyptique quand le millénarisme passe du rêve utopique au Triangle des Bermudes du délire autoritaire. Il est possible que tout cela se termine dans l’idiocratie au lieu du Royaume de l’homme transhumaniste, écho du Royaume Dieu qui a déjà tenu l’humanité en haleine depuis 3 millénaires. Mais il est probable que toute l’énergie que nous déployons dans les technologies nous oblige, et nous en avons les moyens, à mettre toutes nos forces non pas au service de l’idiocratie mais d’une spiritualité profonde et d’une humanité solidaire. Pourquoi pas ?

Par mesure de précaution il serait probablement sage que le Pentagone prépare un programme d’hibernation pour préserver les meilleurs éléments afin de traverser les périodes de conflits et l’Age digital de l’idiocratie… Mais bon, vu que le Pentagone est dirigé par un type qui semble directement sorti du film de Mike Judge… il est peut-être déjà trop tard.

En attendant les supporters de Trump déboussolés et furieux de de son revirement « démocrate » brûlent leurs casquettes Make America Great Again, le slogan de sa campagne.

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