Les géants de l’Internet aux portes de la banque, Didier Long à la Société Générale

Lé réflexion qui suit se situe au croisement des technologies Internet et de la Biologie (NBIC : Convergence des Nanotechnologies, Biotechnologies, technologies de l’Information et sciences Cognitives).

Si l’on considère les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Huawei et Xiaomi), plateformes mondiales américaines et chinoises, ils ne ne sont pas de nouveaux acteurs de l’écosytème capitaliste qui viendraient se superposer aux anciens dans une logique classique de concurrence (modèle de Porter, destruction créative de Schumpeter)…. ceux-ci par leur nature changent la nature même du marché.

On peut comparer l’apparition de ces nouveaux systèmes circulatoires à celle des systèmes nerveux, endocrinien, qui ont changé de nature l’homéostasie des cellules vivantes à l’apparition de la vie sur terre il y a 3,8 milliards d’années permettant l’apparition de la conscience (Antonio Damasio, L’ordre étrange des choses).

En effet depuis le Moyen Age, la banque s’est constitué comme un système circulatoire au dessus de échanges commerciaux dont elle a assuré l' »irrigation », une fonction vitale pour le capitalisme durant un millénaire. La « Civilisation du capitalisme » (Schumpeter), est le résultat de l’ interaction entre la production de richesses et la démocratie depuis cet époque.

Depuis Jacob Fugger et Charles Quint les banquiers ont été au côté des Princes puis des Etats Nations. L’interaction symbiotique entre la création de richesses pour le plus grand nombre et le pouvoir de décision du plus grand nombre n’a pas trouvé d’équivalent et la banque y a largement contribué, comment se fait-il qu’elle soit aujourd’hui au pilori ? La crise de 2008 a démontré, s’il le fallait, que les banques étaient des acteurs publics… Quel est leur avenir dans la post-démocratie digitalisée ?

Car les géants mondiaux de l’internet entrent non seulement en concurrence avec la banque comme système circulatoire de biens et d’informations (et bientôt de paiement – WePay, puis de crypto-monnaies ? Monnaie Google ?) mais en plus ils sont désormais en capacité sinon en passe d’assumer des fonctions régaliennes d’Etats Globalisés : Apple possède 285 milliards de dollars de trésorerie en février 2018, soit plus que le PIB du Portugal et un peu moins que de la Finlande. Amazon détient 30% du cloud mondial c’est-à-dire un tiers des routes de l’information (en plus de 40% de l’e-Commerce US). Google a été seul jugé capable d’analyser les images de drones du pentagone… avant de s’en retirer. Quand à Google son projet est rien moins que de prévenir la maladie et la mort de l’humanité. Une tache dans lequel la santé privée de ses fondateurs rejoint l’intérêt des systèmes de santé des Etats Providence post modernes.

Cette conférence essaie de comprendre ce qui se passe dans la révolution digitale pour les banques.

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